08 mars : les femmes encore et toujours au front !
La crise économique a renforcé le dynamisme des femmes. Déjà mobilisées depuis l’aube de temps sur contre la pauvreté, elles sont multipliées à l’infini des solutions adaptables à des situations diverses. C’est ce qui fait la force et le charme des africaines en général et camerounaises en particulier peu présentes dans les luttes sociales mais incontournables sur la résistance à la fatalité. Immergé dans l’informel, elles en font un terrain de réussisse au-delà des espérances et de l’arithmétique des probabilités.
Au marché des vivres au luxe en passant par la friperie, concurrentes indéboulonnables sur le commerce sur la côte Ouest africaine et des Emirabes Arabes, elles ne reculent devant aucune expérience. Elles auraient pourtant besoin de plus d’encadrement pour donner la peine mesure de leurs capacités. Mais elles n’ont pas attendu les discours enfiévrés sur le genre pour sauter dans l’arène publique sans complexe.
Ce sont les violences faites aux femmes qu’elles considèrent de plus en plus comme dépassées lorsqu’elles soupçonnent une entrave à leur entreprise de vie. Alors le 08 mars devient une fête puisque les lois, les banques, et certaines institutions ne leur reconnaissent aucun intérêt. Le code de la famille et des personnes croupit toujours au fond des tiroirs gouvernementaux, des institutions financières classiques dédaignent leurs activités jugées mineurs. Donc elles organisent leur quotidien parallèle et tutoient la lumière en dépit de la volonté de ceux qui leur promettent tout mais ne réalisent jamais rien en leur faveur. En dépit de tout ceux qui révèlent les reléguer dans les catacombes de la civilisation. Tout ce qu’elles réclament en cette 25ème édition qui leur est consacrée, c’est l'égalité des droits et la dignité pour tous.
BEBELA